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	<title>Archives des Livres - Slash magazine</title>
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	<description>Magazine High Tech - Geek - Sciences et technologies - Espace - Cinéma -</description>
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	<title>Archives des Livres - Slash magazine</title>
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	<item>
		<title>Justan Lockholmes, l’art délicat du déséquilibre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Solène W.]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2025 07:05:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cinq tomes. Cinq enquêtes. Et à travers elles, l’histoire d’un détective pas tout à fait comme les autres. Avec sa&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cinq tomes. Cinq enquêtes. Et à travers elles, l’histoire d’un détective pas tout à fait comme les autres. Avec sa saga Justan Lockholmes, C.D. Darlington a construit bien plus qu’un univers narratif : elle a sculpté un personnage, creusé une voix, façonné un imaginaire littéraire à la frontière du burlesque et du tragique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de faussement léger dans l’écriture de C.D. Darlington. Comme une silhouette qui glisserait dans la brume, le pas souple, la réplique affûtée, mais toujours un peu de travers, comme si la vérité n’était intéressante qu’à partir du moment où elle tangue. Dès <em>Le Mystère de la Logia</em>, premier tome de la série, le lecteur comprend qu’il ne suivra pas un héros ordinaire. Justan Lockholmes n’a ni le génie hautain de Sherlock, ni la froideur mécanique des grands limiers victoriens. Il est plus drôle. Plus désarmé. Plus humain, peut-être.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C.D Darlington, l’art de décrire des personnages&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière l’ironie et les apparences, il y a un cœur. Un passé que l’on devine, mais qui se dérobe. Des blessures qu’il ne montre qu’à travers la parole. Une peur de l’attachement, tempérée par sa fidèle chienne Lady — personnage muet, mais essentiel — et des figures secondaires qui gravitent autour de lui comme autant d’astres en déséquilibre. Gabrielle Miniponey, Alfred, Yvan, Messalia : autant de noms qui prennent chair et profondeur à mesure que les tomes avancent. Rien n’est figé, tout évolue. Même l’humour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car la grande réussite de Darlington, c’est ce virage progressif vers une tonalité plus sombre, plus intime, sans jamais renoncer à l’élégance ni à la fantaisie. <em>La Morsure du Serpent</em> sème le trouble, <em>L’Héritier du Dragon</em> interroge les origines, <em>La Main du Diable</em> bouscule la morale, et <em>La Dame de sang</em> referme le tout avec une gravité teintée de tendresse. On rit encore, bien sûr. Mais à contretemps. Comme on rit parfois face à l’absurde, quand il n’y a plus rien d’autre à faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est peut-être cela que raconte la saga Justan Lockholmes : la fatigue du brillant, la beauté du doute, et le vertige de vouloir comprendre un monde qui n’en finit plus de se déguiser. Cinq romans pour apprendre à se méfier des certitudes, à aimer les interstices, à écouter les silences. Cinq romans pour dire que la vérité, parfois, ne vaut pas un bon thé, ni un éclat de rire échappé d’un dialogue trop bien tourné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une œuvre rare, précieuse, et, à l’image de son héros, à jamais inclassable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A découvrir aux éditions Beta publisher&nbsp;: <a href="http://www.betapublisher.com">www.betapublisher.com</a>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Onirisme et Féerie : l’apogée de la saga Les Sept Reliques avant le grand final</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Solène W.]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 07:23:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le premier tome, Les Sept Reliques de Joffrey Lebourg trace le sillon d’une fantasy exigeante et généreuse, où l’aventure&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis le premier tome, </strong><strong><em>Les Sept Reliques</em></strong><strong> de Joffrey Lebourg trace le sillon d’une fantasy exigeante et généreuse, où l’aventure côtoie la réflexion, et où les épreuves du monde font écho aux métamorphoses de l’âme. Avec </strong><strong><em>Onirisme et Féerie</em></strong><strong>, sixième et avant-dernier opus d’une fresque annoncée en sept volets, la saga atteint un sommet narratif : plus maîtrisée, plus intérieure, plus bouleversante que jamais.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une épopée en clair-obscur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’univers d’Alkymia, imaginé par Lebourg, n’a cessé de s’élargir au fil des tomes, sans jamais se diluer. Chaque nouveau continent traversé par Cordélia et sa troupe de compagnons apporte sa mythologie, ses règles, ses peuples, mais aussi son lot de blessures et de révélations. Cette construction du monde, minutieuse et vivante, donne à la saga une cohérence rare dans le paysage de la fantasy francophone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>Onirisme et Féerie</em>, les héros abordent la Lucéa, territoire des fées et sanctuaire de la lumière. Pourtant, rien n’y est simple ni paisible. Cordélia, l’élue porteuse de l’épée céleste, doit y trouver la sixième relique. Mais elle y découvre surtout le trouble du désir, la complexité de l’intime, les contradictions d’un cœur partagé entre l’appel du devoir et l’évidence de l’amour. Car aimer, dans un monde où l’homosexualité demeure taboue, est un autre genre de combat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une œuvre de fantasy aux accents profondément humains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe, dans ce sixième tome, c’est la manière dont l’auteur parvient à fondre le souffle épique dans une écriture du sensible. La quête n’est plus seulement extérieure, elle devient intérieure. Amber, Louane, Snorri, Seth… chaque personnage semble ici à un tournant, entre fidélité à soi-même et fidélité au groupe, entre peur de la perte et désir de vérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lebourg utilise la fantasy comme un miroir du réel : les monstres qu’on affronte, les forêts qu’on traverse, les sociétés qu’on dérange ne sont jamais purement imaginaires. Ils disent la peur de l’exclusion, le poids des héritages, la violence sociale. Mais ils disent aussi la puissance des liens, la nécessité de désobéir, et le courage d’aimer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers l’ultime révélation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la sortie du tome 7 est annoncée pour la rentrée littéraire 2025, <em>Onirisme et Féerie</em> apparaît comme une étape charnière. Il clôt un cycle, annonce le dernier, tout en creusant les tensions qui secouent l’équipe depuis les premières pages. Le lecteur sent que le monde vacille, que les masques tombent, que les sacrifices approchent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, malgré l’ombre qui grandit, ce tome reste aussi un hymne à la vie, à la beauté, à l’enfance qui résiste. Une princesse s’échappe d’un mariage arrangé, une jungle révèle ses secrets, un vieux dragon veut simplement qu’on le laisse rêver. Comme si, dans le tumulte du monde, il restait encore un peu de magie pour celles et ceux qui refusent les fatalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="http://www.les-sept-reliques.fr">www.les-sept-reliques.fr</a>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Le Dictionnaire du sang de Jean-François Schved : un livre de science et d’humanité à mettre entre toutes les mains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Solène W.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 May 2025 10:39:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si le sang pouvait raconter bien plus que le fonctionnement du corps humain ? Dans Le Dictionnaire du sang,&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et si le sang pouvait raconter bien plus que le fonctionnement du corps humain ? Dans </strong><strong><em>Le Dictionnaire du sang</em></strong><strong>, publié aux éditions L’Harmattan, Jean-François Schved, professeur émérite d’hématologie, ouvre une porte fascinante sur un univers insoupçonné. Bien loin d’un manuel technique ou d’un traité réservé aux spécialistes, ce livre foisonnant explore les dimensions biologiques, symboliques, historiques et artistiques du sang. À travers cent articles thématiques, l’auteur nous livre une œuvre précieuse, érudite mais accessible, scientifique mais profondément culturelle.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand la médecine devient récit</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sang, ce n’est pas seulement un liquide qui coule dans nos veines. C’est un tissu vivant, un messager silencieux qui traverse notre histoire collective et notre imaginaire. C’est ce que démontre Jean-François Schved dans une série de textes courts, documentés, qui abordent des sujets aussi variés que les premières greffes de moelle, les groupes sanguins, les découvertes de la circulation au XVIIe siècle, ou encore les représentations du sang dans les films de Hitchcock ou dans les poèmes de Baudelaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur, ancien président du Conseil scientifique de la Société française d’hématologie, parvient à faire dialoguer la rigueur médicale avec l’art du récit. Le ton est toujours clair, fluide, et l’on sent chez lui le désir profond de transmettre une connaissance vivante, humaine, incarnée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un dictionnaire pour tous, un regard sur ce qui nous relie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que l’on soit étudiant en santé, enseignant, amateur d’histoire ou simple curieux, <em>Le Dictionnaire du sang</em> se lit comme une encyclopédie vagabonde. On peut y apprendre pourquoi les saignées ont longtemps été le seul traitement connu, ou encore comment les groupes sanguins ont permis de retracer les grandes migrations humaines depuis la Préhistoire. On y découvre aussi la manière dont le cinéma a évolué dans sa représentation du sang, ou comment certaines expressions (« avoir le sang chaud », « sang d’encre ») racontent nos émotions à travers le corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce croisement constant entre science et culture donne à l’ouvrage une richesse rare. Il dépasse la seule dimension médicale pour devenir un miroir de l’humanité, de nos peurs, de nos croyances, de notre rapport au vivant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un livre qui a toute sa place dans les universités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Le Dictionnaire du sang</em>, Jean-François Schved signe une œuvre qui incarne à la perfection l’esprit du <strong>Prix Le Goût des Sciences</strong>, qui récompense chaque année les meilleurs ouvrages de vulgarisation scientifique. Son livre réussit l’exploit de rendre la complexité du sang intelligible à tous, tout en offrant une matière littéraire et culturelle d’une grande richesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un ouvrage profondément accessible, pensé pour éveiller la curiosité, transmettre un savoir rigoureux, et reconnecter le lecteur à ce fluide vital si souvent méconnu. Il mériterait d’être mis en avant dans toutes les médiathèques, les établissements scolaires, les facs de médecine comme les salons littéraires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une exploration inépuisable du vivant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans chaque page, dans chaque anecdote, dans chaque citation, on sent l’enthousiasme de Jean-François Schved. Celui d’un homme de science passionné, mais aussi d’un conteur, d’un pédagogue, d’un passeur de connaissances. Il nous rappelle que le sang, ce n’est pas seulement ce que l’on prélève lors d’une analyse : c’est ce qui nous relie, ce qui nous distingue, ce qui nous fonde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un livre rare, généreux, qui mérite d’être lu, partagé… et primé.</p>
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		<title>Julia Brandon : Une voix littéraire singulière entre hybridation des genres et exploration de l&#8217;âme humaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Solène W.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 May 2025 05:32:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Julia Brandon s&#8217;impose comme une figure montante de la littérature contemporaine française, captivant les lecteurs avec des œuvres qui transcendent&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Julia Brandon s&rsquo;impose comme une figure montante de la littérature contemporaine française, captivant les lecteurs avec des œuvres qui transcendent les frontières traditionnelles des genres. Son dernier roman, </strong><strong><em>Vita</em></strong><strong>, ainsi que la conclusion de sa trilogie </strong><strong><em>Les Passagers</em></strong><strong> avec le tome </strong><strong><em>Préscience</em></strong><strong>, illustrent sa capacité à fusionner thriller psychologique, fantastique et introspection profonde.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Vita</em> : Une immersion dans les ténèbres de l&rsquo;âme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Publié le 12 novembre 2024, <em>Vita</em> plonge le lecteur dans l&rsquo;univers d&rsquo;Automne, une jeune femme prisonnière de la cruauté de son frère Jonas, artiste tortionnaire qui transforme la souffrance en art. Ce roman, salué pour sa profondeur psychologique et son écriture immersive, explore des thèmes tels que la résilience face aux abus, l&rsquo;émancipation féminine et le pouvoir rédempteur de l&rsquo;amour.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Julia Brandon, surnommée la plume marseillaise de l’année, mêle habilement réalisme et fantastique, utilisant des éléments symboliques pour enrichir la narration et offrir une expérience littéraire unique. Les critiques soulignent la capacité de l&rsquo;auteure à aborder des sujets sensibles avec justesse et intensité, faisant de <em>Vita</em> une œuvre marquante de la scène littéraire actuelle.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Les Passagers</em> : Une trilogie captivante qui s&rsquo;achève avec <em>Préscience</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 13 janvier 2025 marque la sortie de <em>Préscience</em>, dernier tome de la trilogie <em>Les Passagers</em>. Cette saga, débutée avec <em>Dérives</em> et poursuivie avec <em>Ainsi soit-il</em>, suit le parcours de Gustave Drime, confronté à des événements mystérieux et des révélations bouleversantes sur son identité. Dans <em>Préscience</em>, la découverte d&rsquo;un cadavre portant son ADN plonge Gustave dans une quête introspective intense, mêlant suspense et émotion.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La trilogie est saluée pour sa narration fluide, ses personnages complexes et son exploration des thèmes de la mémoire, de l&rsquo;identité et du deuil. Julia Brandon y démontre une maîtrise du suspense psychologique, offrant une conclusion à la fois troublante et satisfaisante à cette série littéraire.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une auteure innovante et accessible</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Originaire de Marseille, Julia Brandon entretient une relation proche avec ses lecteurs, participant régulièrement à des séances de dédicaces, notamment à la Fnac Aix-en-Provence et Marseille La Valentine. Son site officiel, <a href="https://julia-brandon.fr/">julia-brandon.fr</a>, offre un aperçu de son univers littéraire, avec des informations sur ses œuvres et des guides de lecture immersive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Julia Brandon se distingue par sa capacité à fusionner les genres littéraires pour créer des récits profonds et captivants. Avec <em>Vita</em> et la trilogie <em>Les Passagers</em>, elle offre aux lecteurs des œuvres qui interrogent l&rsquo;âme humaine, explorent les ténèbres intérieures et célèbrent la résilience. Son écriture, à la fois poétique et intense, fait d&rsquo;elle une voix incontournable de la littérature contemporaine.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Isekai : L’Héritier de l’Autre Monde de Jean-Louis Vill</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Solène W.]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 06:18:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jean-Louis Vill signe avec Isekai : L’Héritier de l’Autre Monde un roman captivant qui s’inscrit dans la tradition du genre&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://slash.fr/2025/isekai-lheritier-de-lautre-monde-de-jean-louis-vill/">Isekai : L’Héritier de l’Autre Monde de Jean-Louis Vill</a> est apparu en premier sur <a href="https://slash.fr">Slash magazine</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jean-Louis Vill signe avec </strong><strong><em>Isekai : L’Héritier de l’Autre Monde</em></strong><strong> un roman captivant qui s’inscrit dans la tradition du genre isekai, tout en lui apportant une singularité remarquable. En mêlant aventure, magie et enjeux géopolitiques, l’auteur parvient à bâtir un univers immersif où le destin d’un enfant hors du commun se joue sur l’échiquier du pouvoir.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Héritier de l’autre monde, une intrigue fantastique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit suit Arius Lovelace, un jeune garçon de sept ans dont l’ascendance atypique façonne l’existence. Héritier d’un père originaire d’un autre monde – le Japon – et d’une mère détentrice d’une magie ancestrale, Arius est doté de pouvoirs exceptionnels qui suscitent convoitise et crainte. Placé sous la protection de l’esprit Miyu, il doit évoluer dans un monde post-apocalyptique où les luttes intestines entre seigneurs de guerre menacent de l’engloutir. Entre apprentissage, trahisons et alliances précaires, il lui faudra s’émanciper de son statut d’enfant <a href="https://slash.fr/2025/cybersecurite-des-pme-et-eti-la-menace-croissante-des-faux-virements/">pour embrasser</a> la destinée qui l’attend.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Jean-Louis Vill, nouvelle étoile de genre Isekai</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’univers créé par Jean-Louis Vill se distingue par sa profondeur et sa cohérence. Loin d’une simple transposition des codes classiques du genre isekai, l’auteur enrichit son récit de subtilités politiques et d’un système magique minutieusement élaboré. Les descriptions évocatrices immergent le lecteur dans un monde en ruine, où chaque rencontre peut s’avérer décisive. De même, le développement psychologique des personnages contribue à donner une dimension réaliste au roman : Arius, malgré son jeune âge, est confronté à des dilemmes moraux qui le poussent à grandir plus vite qu’il ne l’aurait souhaité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un premier tome prometteur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si <em>Isekai : L’Héritier de l’Autre Monde</em> séduit par <a href="https://slash.fr/2025/julia-brandon-une-voix-litteraire-singuliere-entre-hybridation-des-genres-et-exploration-de-lame-humaine/">son intrigue haletante</a> et son univers dense, il se démarque également par la plume de son auteur. Jean-Louis Vill privilégie un style fluide et immersif, oscillant entre moments d’introspection et séquences d’action finement ciselées. Loin d’une narration linéaire, il opte pour une construction rythmée qui maintient un suspense constant et incite à tourner les pages sans relâche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce premier tome, prometteur à bien des égards, pose les bases d’une saga épique où se mêlent aventure, magie et enjeux de pouvoir. En conjuguant un univers riche, une intrigue dynamique et une écriture maîtrisée, Jean-Louis Vill s’impose comme une voix montante du genre isekai. Une lecture incontournable pour les amateurs de fantasy et de récits initiatiques, où chaque choix s’accompagne de lourdes conséquences.<strong>Site de l’auteur&nbsp;:</strong><a href="https://portefantastique.com/fr/romans-isekai/">https://portefantastique.com/fr/romans-isekai/</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Elsa Malt, quand la réalité rattrape la fiction</title>
		<link>https://slash.fr/2024/elsa-malt-quand-la-realite-rattrape-la-fiction/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Solène W.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Dec 2024 07:31:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis la sortie de son premier roman d’anticipation, Yves Girouard observe déjà un certain nombre de ses prévisions se concrétiser.&#8230;</p>
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<h3 class="wp-block-heading">Depuis la sortie de son premier roman d’anticipation, Yves Girouard observe déjà un certain nombre de ses prévisions se concrétiser. Dans <em>Elsa Malt – L’odyssée des consciences</em>, il tisse au travers de son érudition sur les nouvelles technologies un récit captivant qui se déroule dans seulement une trentaine d’années. Il y dépeint un monde qui nous semblerait presque banal face à l’évolution fulgurante de notre époque. Son héroïne, Elsa Malt, éminente cheffe d’entreprise, décide de révolutionner la conception de vie et de mort. Entre débats passionnés et fascinants sur la conscience en lien avec les avancées scientifiques, l’œuvre d’Yves Girouard suggère une réflexion poussée sur le vivant. Nous ne pouvions que nous entretenir avec l’auteur pour en savoir davantage sur l’élaboration de cet ouvrage intrigant.</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourriez-vous présenter votre parcours et ce qui vous a mené à l’écriture ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une passion que j’ai depuis très longtemps. Quand j’étais adolescent, j’ai écrit un recueil de poésie qui a été publié. Ensuite, la vie faisant, il faut nourrir sa famille et j’avais des envies d’entreprendre. J’ai créé plusieurs entreprises. Il y a quatre ans maintenant, j’ai envisagé de céder mon entreprise pour m’adonner à d’autres centres d’intérêts et en particulier à ma passion pour l’écriture. C’est la raison pour laquelle j’ai commencé ce roman un petit peu tardivement. Aujourd’hui je me consacre à la fois à l’écriture et à la fondation caritative que j’ai mise en place.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pouvez-vous brièvement résumer votre ouvrage et comment cette intrigue a germé dans votre esprit ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un roman d’anticipation. Ce qui est assez amusant c’est que depuis que je l’ai achevé, fin 2023, il y a beaucoup de choses présentées dans le récit qui arrivent dans l’actualité. Sur mon site d’auteur j’ai créé une rubrique « <a href="https://yvesgirouard.com/actualite-scientifique-liee-au-livre-elsa-malt">actualité </a>» qui relaye un certain nombre d’avancées techniques, technologiques, scientifiques et même anthropologiques qui ont été mises en œuvre depuis la sortie du livre et qui finalement corroborent mes prévisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je lis <em>Sciences et Avenir </em>depuis des lustres, je m’intéresse aux sciences, à l’actualité, je suis un passionné d’astronomie, j’aime beaucoup l’histoire, les cultures, l’anthropologie et les voyages. Ce qui m’intéressait dans <em>Elsa Malt </em>–<em> L’odyssée des consciences </em>(Les Éditions Baudelaire, 2024) était d’explorer un avenir pas si lointain – on n’est pas en 2300 –, mais dans trente, trente-cinq, quarante ans maximums. J’y expose comment les choses pourraient advenir avec les technologies, l’intelligence artificielle, l’Homme augmenté, les neurosciences, etc. Je souhaitais m’engouffrer dans une réflexion qui pousse à comprendre pourquoi l’Homme souhaite toujours aller plus loin, non seulement avec des machines mais en termes de sens. Il m’a semblé que le sens ultime de la nature humaine était de prolonger la vie. C’est un défi que de tout temps l’humanité a cherché à accomplir. On a prolongé la vie grâce à des moyens scientifiques, médicaux, sociaux notamment mais on sait que biologiquement il y a bien évidemment une limite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intrigue débute avec le décès du fils de mon héroïne, qui, elle-même, est à la tête d’un empire technologique. Elle ne supporte pas cette perte. Elle n’arrive pas non plus à se projeter dans le décès futur de ses parents et à l’idée de ne plus communiquer avec. Elle se dit qu’avec son entreprise, son empire, elle a la capacité de travailler sur l’abolition de ce qu’on appelle aujourd’hui la mort. Alors, évidemment il y a la mort du corps physique mais en considérant que le siège de la conscience est dans le cerveau, il y aurait la capacité de le conserver pour pouvoir rendre éternel l’être humain. Le problème, c’est la coexistence sur notre planète des anciennes et des nouvelles générations. En ce sens et pour un certain nombre de raisons de sécurité, elle décide, comme elle a l’exclusivité de l’exploitation de la mine de Jupiter, Callisto, d’y fonder son centre d’hébergement des cerveaux. En effet, au bout d’un moment il est clair que les anciens seront beaucoup plus nombreux que les nouvelles générations. Il convient de garder une sorte d’équilibre. Elle achemine alors tous ces cerveaux sur Callisto. Tout ceci est géré par la robotique, les neurosciences et puis une intelligence artificielle. Tout va bien, elle réussit son pari. Évidemment, avec cette performance, la demande est assez forte, elle devient encore plus riche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a néanmoins le grain de sable qui arrive alors qu’elle avait anticipé beaucoup de choses et mis en place des contre-mesures pour les divers soucis qui pourraient surgir. Des imprévus surviennent néanmoins. Entre autres, elle avait mal mesuré l’ennui, c’est-à-dire qu’au bout d’un moment l’éternité est un peu compliquée à appréhender. C’est un premier type de problématique mais il y en a beaucoup d’autres. En particulier parce que les cerveaux se sentent un peu désœuvrés. Ils ont parfois une certaine nostalgie de ce qu’ils faisaient sur Terre ou bien du pouvoir qui était le leur en fonction des personnalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un roman d’anticipation mais c’est aussi peut-être <a href="https://slash.fr/2024/comment-optimiser-lutilisation-des-videos-achetables-en-e-commerce/">une véritable exploration</a> des défis auxquels on pourrait être confrontés à l’ère des grandes avancées technologiques. Il s’agit d’un texte qui à la fois permet de réfléchir si on en a envie mais aussi qui divertit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Y a-t-il des productions artistiques et culturelles qui vous ont influencé ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Volontairement, je n’ai pas souhaité lire ou relire d’ouvrages qui rejoignent le thème pour ne pas être trop influencé dans le développement de ma propre idée. Ici, il ne s’agit pas du double numérique de proches qui continuent à persister. C’est vraiment la personne, sa conscience qui survit. Cela permettait de soulever d’autres problématiques, notamment comment cette persistance de la conscience peut vivre et évoluer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme je lis un certain nombre de magazines scientifiques, je suis de manière assez régulière – et ça depuis très longtemps – l’évolution et je vois bien que tout s’accélère. Je me suis un peu nourri de tout cela pour développer un socle crédible à mon anticipation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon roman touche notamment à la colonisation de l’espace par des firmes privées. On voit aujourd’hui que les voyages dans l’espace sont aussi organisés par des acteurs privés. J’y souligne un peu également la notion du consentement parce que, finalement, se voir conscientisé dans son cerveau à des millions de kilomètres, des gens peuvent très bien ne pas être emballés. Donc, respecte-t-on ou non cette volonté ? Je questionne également la notion d’être humain. Est-ce que nous demeurons humains quand notre cerveau est alimenté par des neurosciences gérées par l’IA ? Est-ce que les consciences ne sont pas captives ? Ce sont toutes ces conceptions, avec en outre la notion de survie, le paradigme du temps et l’ennui de l’éternité que j’essaie d’évoquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aimeriez-vous vivre dans le futur que vous dépeignez ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a deux questions dans votre question. La première c’est peut-on vivre dans ce futur ? Personnellement, je ne suis pas très emballé. Il y a des facilités dans le monde que j’anticipe à travers ce roman mais l’Homme augmenté ne me fait pas tellement rêver. La deuxième question c’est finalement est-ce qu’on apprécierait d’être conscientisés, d’avoir son cerveau qui résiste et sa conscience qui persiste ? J’avoue ne pas avoir une réponse très définie. C’est-à-dire que d’un côté cela peut paraître effectivement assez séduisant de s’adonner à des passions, découvrir des choses – même si leur dimension reste virtuelle – et garder contact avec ses descendants et proches. Le problème réside dans un autre souci que j’évoque. Avec le temps, plus personne ne vous connaîtra et vous ne connaîtrez personne ni même vos enfants et petits-enfants. Finalement, vous serez complètement isolé en tant que conscience. C’est pour cela d’ailleurs que j’avais envisagé dans ce projet ce que j’appelle la terminaison. C’est-à-dire que les consciences qui commencent à en avoir assez décident d’arrêter-là. C’est un suicide assisté d’une certaine manière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’un côté ce pourrait être intéressant de vivre cette expérience pour quelques années, le temps de voir ses enfants, ses petits-enfants grandir mais sur l’éternité je ne suis pas sûr de la pérennité de cette prouesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre ouvrage propose une réelle réflexion grâce à ses débats sur la conception de la mort ainsi que sur la dimension éthique d’une conscience immortelle. Comment avez-vous procédé pour proposer une réflexion aussi complète et quel impact espérez-vous que votre livre ait sur les lecteurs ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai passé du temps, j’ai réfléchi, je me suis moi-même posé la question mais dans ces débats il n’y a pas une réponse claire et nette – cela dépend des conceptions et pensées de chacun. C’est d’ailleurs ce qui est montré dans le livre. À un moment donné Elsa Malt est absolument convaincue et ensuite elle se met à douter. Une fois que je voyais un peu où ça allait, l’idée était de se projeter dans les conséquences, notamment la répercussion sur l’éternité, sur les nouvelles générations, sur l’individu et son mode de subsistance virtuel. C’est vraiment un travail de réflexion que j’ai mené. Je ne prétends pas du tout que ce soit exhaustif ni donner un mode d’emploi. Chacun peut y réfléchir avec sa vision et sa culture. Dans le livre, j’évoque aussi des cultures asiatiques et autres qui n’ont pas la même vision des choses que nous autres occidentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai suivi des débats et échanges philosophiques. J’ai écouté aussi quelques conférences. Cela m’a plutôt servi à développer l’argumentaire, c’est-à-dire qu’il y a du pour et du contre et j’ai choisi la voie pour mon héroïne. Il était intéressant de ne pas donner une réponse de manière définitive mais de concevoir une histoire qui interroge. Ce roman, c’est aussi du divertissement, ce n’est pas un ouvrage philosophique. Au fil de l&rsquo;histoire, les lecteurs peuvent se demander s’ils aimeraient être conscientisés. Si au bout de 200 ans il y avait des milliards de consciences ailleurs, quel sens cela aurait ? Le livre pose un certain nombre de questions que chacun peut évoquer à la fois de manière sociétale et très individuelle voire même religieuse. Ce livre permet de s’interroger mais un lecteur peut très bien le prendre comme un simple divertissement sans aller plus loin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À quel lectorat s’adresse votre ouvrage ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À un lectorat assez large, j’ai essayé d’être assez vulgarisateur entre guillemets. Je parle des technologies mais de manière simple. Il ne s’agit ni d’un ouvrage technologique ni scientifique, l’idée reste de divertir. Aujourd’hui, quand vous allumez la télé ou ouvrez un magazine, partout on vous parle de l’IA, d’Elon Musk qui envoie ses fusées, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les plus jeunes en entendent parler à l’école ou sur les réseaux sociaux, les médias s’en font l’écho. Je dirais que tout le monde peut se poser ces questions. Les anciens réfléchiront plus à l’idée de survie parce que ce sont des questions qu’on commence à se poser après 50-60 ans. Les plus jeunes pourront aussi être interpellés quant à l’avenir de la société parce que 2054 ce n’est pas si loin. Cela donne à réfléchir à la société qu’on aura avec la robotisation et l’Homme augmenté qui sera un changement anthropologique majeur – j’en suis convaincu. Neuralink en est les balbutiements mais la recherche évolue à une vitesse exponentielle. Dans les années à venir c’est quelque chose qui sera au point et dans un terme assez court qui se généralisera. Pour les plus jeunes, se projeter dans cet avenir qui pourrait devenir le leur, ce n’est pas inintéressant d’y réfléchir. En tout cas, il n’y a pas besoin d’avoir des connaissances scientifiques ou d’être un fan d’actualité transhumaniste pour lire cet ouvrage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi avoir choisi une femme comme principale protagoniste ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je trouvais que c’était intéressant d’imaginer une riche femme à la tête d’une multinationale. Je pense que c’est un signe des temps et il y en aura à mon avis de plus en plus, du moins il faut le souhaiter. Je crois que dans l’avenir il y aura de plus en plus d’Elon Musk ou Bill Gates au féminin. Cela adresse un message d’espoir à toutes les femmes entrepreneures aujourd’hui. Aussi, Elsa Malt est mère et la perte de son fils lui insuffle une motivation absolument incroyable pour monter ce projet. C’est le déclencheur de l’intrigue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels sont vos projets littéraires futurs ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai terminé une pièce de théâtre et j’ai écrit un recueil qui est actuellement en cours d’édition. Le genre que je préfère pour l’écriture reste cependant le roman. J’avais déjà depuis quelques mois l’idée d’un roman historique qui se déroule au XVIII<sup>ème</sup> siècle. Je viens de clôturer la base du synopsis et j’ai entamé l’écriture. Il sera en volume certainement plus imposant qu’<em>Elsa Malt</em>. Cela m’amusait après m’être plongé dans l’avenir de revenir un petit peu en arrière. Autant, avec les connaissances, les réflexions, etc., je ne dis pas que c’était simple mais pour un roman d’anticipation il fallait être un minimum crédible. Autant dans le passé, c’est passé, si vous faites référence à des événements ou des endroits, par exemple un pont dans une ville qui n’a été construit qu’au XIX<sup>ème</sup> alors que vous racontez qu’un personnage le traverse au XVIII<sup>ème</sup> siècle ce n’est plus crédible. Il faut être extrêmement rigoureux. Cela demande beaucoup plus de recherches que pour le premier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Michel-Angelo F.</p>
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		<title>Embrassez la Venise occulte du nouveau roman de Max de Ridder</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Solène W.]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Nov 2024 05:36:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une histoire d’amour tragique prend forme et se défait au cœur d’une intrigue lugubre dont le théâtre est Venise au&#8230;</p>
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<h3 class="wp-block-heading">Une histoire d’amour tragique prend forme et se défait au cœur d’une intrigue lugubre dont le théâtre est Venise au XVII<sup>ème</sup> siècle. Dans <em>Le baiser alchimique</em>, Max de Ridder élabore avec adresse et réalisme un récit captivant où la précision historique est parsemée de références symboliques dissimulées. Avec ce roman immersif, plongez dans une Venise loin de l’habituel folklore édulcoré de la Sérénissime. Rencontre avec un auteur qui souhaite s’ancrer dans la culture populaire.</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel est votre parcours et comment a germé votre envie d’écrire ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai commencé à lire très tôt des classiques tels que Zola ou Balzac. Je me suis intéressé plus tard aux auteurs de la génération perdue américaine : Fitzgerald, Faulkner, Steinbeck qui ne sont pas des écrivains que l’on découvre dans le parcours scolaire français. C’est ce qui a constitué mon socle de connaissances. À l’origine, je ne suis pas du tout un littéraire. Je ne suis issu ni de Khâgne ni d’Hypokhâgne mais horloger de métier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis doté d’un imaginaire fécond et je pense qu’<a href="https://slash.fr/2024/noel-2024-les-cadeaux-high-tech-incontournables-pour-emerveiller-vos-proches/">à notre époque</a> c’est une richesse créative. J’ai eu envie d’écrire et de concevoir des histoires à tiroirs avec des intrigues parfois complexes mais aussi à dimension culturelle. J’ai sorti un premier roman en 2016, <em>Le pêcheur d’éclat de lune </em>(Les éditions ThoT). Il s’agissait en quelque sorte de la quête initiatique d’un jeune clerc de notaire qui doit décorer un héritier dont il part en quête.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De quoi traite votre nouvel ouvrage ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’histoire d’amour entre le jeune Giacobbe, fils de l’un des fondateurs de la Banco Rosso, et Alba, une fille d’aristocrates vénitiens proches du doge et des procurateurs. Il s’agit d’un livre singulier, complètement intemporel, qui pourrait rentrer dans la culture populaire. Il traite à la fois d’amour fou – c’est un thème d’actualité – entre deux classes sociales complètement différentes dans une Venise totalement fermée, pour ne pas dire moyenâgeuse. Cet amour est entouré de superstitions. Il peut y avoir différentes lectures du <em>baiser alchimique </em>(Le Lys Bleu Éditions), divers degrés de compréhension en fonction de ses connaissances. On y rencontre aussi une part de mystique et de tradition orale juive. Il y a beaucoup de paraboles. La dimension intemporelle et peut-être aussi le côté osé du livre peuvent suciter son intérêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi avoir choisi Venise au XVII</strong><strong><sup>ème</sup></strong><strong> siècle pour théâtre de votre intrigue ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà, il y a le quartier de la fonderie qui est intéressant parce qu’à cette époque – c’est une petite référence historique –, les Juifs étaient bien souvent les comptables et les trésoriers des notables et des marchands de tissus vénitiens. Pour éviter qu’ils ne se noient dans la lagune, ils étaient enfermés chaque soir dans le quartier de la fonderie, où se trouvaient les anciennes fonderies de cuivre. D’ailleurs, l’étymologie du mot ghetto vient du mot italien qui signifie fonderie. Le premier ghetto de l’histoire était à Venise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, il fallait que ce soit Venise, c’est le cadre idéal. Il y a trois personnages à part entière dans ce roman qui sont à la fois Venise qui prend une dimension d’être-vivant très changeant en fonction des saisons, du jour et de la nuit où l’ambiance, l’atmosphère, change complètement. Le deuxième personnage c’est l’athanor, le four de cuisson de l’alchimiste qui est aussi décrit comme un personnage vivant qui participe pleinement à l’intrigue du roman. Le troisième personnage c’est le ponton, un peu comme la lumière verte qui revient sans cesse comme une obsession dans le roman <em>Gatsby le magnifique</em> de F. Scott Fitzgerald. Là, le ponton, c’est aussi le dénominateur commun de l’intrigue parce que le premier contact physique qu’ont Giacobbe et Alba se déroule sur le ponton au moment où il lui prend la main pour l’aider à descendre de la barque. Ensuite, c’est sur le ponton que meurt Giacobbe et c’est sur le ponton que se dénoue l’intrigue de ce roman. Ce sont donc des personnages à part entière qui ont une importance cruciale et Venise en fait partie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>D’où vient votre connaissance et votre passion pour cette ville ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai découvert Venise il y a très longtemps, je m’y suis rendu avant les premières grosses vagues touristiques, il y a une quinzaine d’années, à l’époque où c’était encore tenu par les Vénitiens. Je me suis intéressé aux quartiers périphériques des quartiers touristiques, notamment Cannaregio et donc à l’histoire du ghetto que j’ai trouvé assez fascinante. J’ai approfondi mes connaissances. Cette situation décrivait déjà une forme de persécution universelle contre ce groupe ethnique. Je sais que c’est un sujet qui en ce moment est sensible mais mon livre a été écrit avant les événements que l’on connaît. C’est ce qui m’a donné envie de mieux connaître Venise donc j’y suis retourné à plusieurs reprises pour faire des repérages et mieux capter l’atmosphère de la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Où avez-vous trouvé l’inspiration ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers les voyages que j’ai mené à Venise mais aussi par mes différentes lectures, mes diverses réflexions également, notamment peut-être sur des sujets ésotériques auxquels je me suis intéressé mais de manière rationnelle. Je citais la mystique juive, le golem est clairement un personnage issu de cette tradition. Aussi, après la mort de Giacobbe, son père devient en quelque sorte le juif errant qui est une résultante de la mystique juive. Mais il ne s’agit pas non plus d’un ouvrage centré sur le judaïsme puisque ce n’est pas du tout le cas. Il n’est mentionné à aucun moment. C’est là que se trouve justement la subtilité du roman et que sa compréhension dépend du socle de connaissances de chaque personne. Le quartier de la fonderie, si vous ne connaissez pas Venise, vous ne percevez pas son origine, comme la Banco Rosso. Ce n’est pas juste une histoire à l’eau de rose avec le dénouement qu’on connaît. C’est plus poussé et on peut à travers ce roman effectuer des recherches et découvrir vraiment l’histoire de Venise, du doge, des procurateurs et de la manière dont cette société fonctionnait à l’époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À quel lectorat se destine votre ouvrage ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il peut intéresser des adolescents gothiques ou en quête de gothisme mais également des professeurs d’histoire. Je me positionne dans la lecture populaire. C’est-à-dire qu’en réalité je ne veux pas parler d’actualité mais d’intemporalité. J’aimerais laisser une œuvre qui marque les esprits. Pourquoi j’écris ? J’écris plus pour une forme d’héritage et de postérité que pour le nombre d’exemplaires vendus, du moins pour l’instant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre style est très visuel et évocateur. Comment travaillez-vous l’aspect sensoriel dans votre écriture ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une introspection. Déjà, il y a un exercice qui est assez difficile et j’en parlais avec des jeunes femmes, c’est de se mettre à la place d’une femme qui aime quand on est un homme. Cela demande une introspection, une sensibilité et une empathie. Il faut imaginer les personnages sans trop de mièvrerie, sans les rendre ridicules tout en assurant le bon équilibre de sensibilité et de personnalisation qui va créer ou non l’attachement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avez-vous des rituels d’écriture ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis productif et créatif à la montagne. J’ai souvent commencé mes livres ou mes écrits face à la neige, donc un peu la page blanche. D’ailleurs, en ce qui concerne mon prochain roman, qui est déjà structuré dans mon esprit mais n’est pas encore posé sur papier, j’attends cette période pour le commencer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai aussi un entraînement. Pour mon premier livre, il m’arrivait de me lever la nuit quand j’avais une idée. Aujourd’hui, je ne le fais plus et j’essaye d’utiliser la mémorisation, c’est-à-dire qu’une fois qu’une idée est née, je travaille pour l’ancrer dans mon esprit et même si je ne l’écris pas dans l’immédiat je la conserve et je sais qu’elle va me revenir comme un tiroir. C’est pour cela que j’aime dire que j’écris des livres à tiroirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment votre écriture et vos thèmes ont-ils évolué depuis votre premier roman ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un premier roman est un premier roman. Je veux dire que l’intrigue était bien – c’est le retour que j’ai eu – mais l’écriture était tâtonnante, notamment pour tout ce qui consiste aux dialogues. Ce n’est pas forcément évident de donner de l’intensité dans un dialogue entre deux personnages et d’y véhiculer une idée. Je pense que pour un auteur, le plus difficile est de faire parler ses personnages. Lui, a l’idée de ce qu’ils veulent se dire mais le communiquer au lecteur reste extrêmement complexe. Effectivement, l’écriture prend de l’assurance après. L’important pour moi est de se faire comprendre. J’utilise des phrases volontairement courtes, souvent cinglantes et assez percutantes pour éviter de rentrer dans des paragraphes interminables. J’essaye d’éviter absolument l’écriture à la Zola avec des descriptions interminables. J’ai lu une grosse partie de son œuvre mais il faut vraiment rester accroché. Je veux éviter cela aux lecteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon premier roman s’adressait à un lectorat de 7 à 77 ans. C’était un peu dans cet esprit-là. Si dans les écoles il est lu c’est sympa mais le lecteur plus âgé qui le lira y trouvera encore des anecdotes, des paraboles, du symbolisme entre autres. Dans <em>Le baiser alchimique</em>, je mets continuellement en contraste l’innocence, la beauté et la pureté avec la noirceur, la laideur et la violence. C’est un ascenseur émotionnel permanent entre les crimes horribles proférés par la créature puis je passe ensuite volontairement d’un chapitre comme celui-ci à la douceur, la beauté, la chaleur de l’été.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Combien de temps vous a pris l’écriture de cet ouvrage ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il m’a pris deux ans. Ma méthodologie est de n’avoir aucune pression et d’être précis sans être prolixe. Je ne veux pas écrire pour écrire. Il faut que l’histoire se structure parfaitement, notamment dans la chronologie. Dans <em>Le baiser alchimique</em> il y a trois temps. Il y a le temps présent où la créature agit, on ne sait pas pourquoi. Il y a le retour en arrière où je raconte ce qui s’est passé auparavant avec la rencontre d’Alba et Giacobbe. Cette histoire d’amour profonde et puissante qui naît avec une incomparable confiance, il s’agit vraiment de la rencontre de deux âmes sœurs.&nbsp; Ensuite, il y a le troisième temps qui est l’action d’Alba suite à la disparition de Giacobbe. Ce sont ces trois temps qui se superposent. Quand vous travaillez sur trois temps il faut vraiment le faire quand vous êtes sûr de votre idée et de la manière dont ça va s’imbriquer dans votre écriture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels sont vos prochains projets littéraires ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’en ai un qui va traiter des gitans et plus particulièrement des forains. Je ne peux pas en dire plus pour l’instant. Je me rends dans quelques jours dans le sud de la France où j’ai des contacts. Je vais aller du côté des Saintes-Maries-de-la-Mer, je connais déjà un peu la région mais pour approfondir je vais voir si je ne peux pas rentrer en contact avec des forains pour discuter un peu de leur culture. Ce livre tournera autour des forains et de ce qu’il s’est passé en quarante. Je souhaite écrire quelque chose d’abouti et de vraiment léché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Michel-Angelo</p>
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		<title>Anne de Bretagne : Histoire d’une reine entre stratégie et sacrifice, sublimée au théâtre par Nanoq Atuinnaq</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Solène W.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Oct 2024 15:23:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Anne de Bretagne, née en 1477, fut la dernière duchesse souveraine de Bretagne et, fait rare dans l&#8217;Histoire, deux fois&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anne de Bretagne, née en 1477, fut la dernière duchesse souveraine de Bretagne et, fait rare dans l&rsquo;Histoire, deux fois reine de France. Dès sa jeunesse, elle est plongée au cœur d’enjeux politiques majeurs qui façonnent l’avenir de son duché. Fille de François II, duc de Bretagne, Anne hérite à 11 ans d’un duché convoité par les grandes puissances européennes, notamment la France et l’Angleterre. Cette position stratégique fait d’elle un pion crucial sur l’échiquier politique de la fin du XVe siècle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’âge de 14 ans, elle épouse par procuration Maximilien d&rsquo;Autriche, mais ce mariage est vite annulé sous la pression du roi de France, Charles VIII, désireux d’unir son royaume à la Bretagne. Le mariage de Charles et Anne en 1491 symbolise l’annexion du duché à la France, un tournant décisif pour l’Histoire bretonne. Malgré cette union forcée, Anne reste farouchement attachée à l’indépendance et à l’autonomie de son duché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la mort de Charles VIII en 1498, Anne épouse son cousin Louis XII, une alliance qui lui permet de maintenir certains privilèges pour la Bretagne. Tout au long de sa vie, elle jongle entre ses responsabilités de reine de France et son engagement envers la Bretagne. Ses deux mariages et sa position politique complexe en font une figure fascinante de l’Histoire de France et de Bretagne. Anne meurt en 1514, mais son influence persiste, aussi bien dans la mémoire bretonne que française.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Anne de Bretagne</em>, une pièce de théâtre qui fait revivre l’histoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La pièce <em>Anne de Bretagne</em> de Nanoq Atuinnaq propose une immersion captivante dans la vie de cette reine emblématique. Mêlant politique, pouvoir et drames personnels, l&rsquo;œuvre retrace avec intensité les événements marquants de la vie d’Anne. Elle y apparaît à la fois comme une figure historique imposante et une femme confrontée à des sacrifices intimes, une dualité qui fait toute la richesse de son personnage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur de la pièce réside dans les dilemmes auxquels Anne fait face. Mariée à Charles VIII, elle doit composer avec des décisions politiques qui vont à l&rsquo;encontre de son attachement pour la Bretagne. La pièce dépeint habilement ces tensions, offrant un regard à la fois réaliste et poétique sur les choix d&rsquo;une femme de pouvoir dans un monde dominé par les hommes. Les spectateurs sont transportés dans un univers de complots, de négociations et de tragédies personnelles, où la couronne de France se révèle aussi lourde que dangereuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une fresque historique pleine d’humanité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui fait la force de la pièce <em>Anne de Bretagne</em> réside dans sa capacité à montrer la souveraine sous un jour profondément humain. Bien loin de l’image figée que l’on peut avoir des figures royales, Anne est ici montrée dans toute sa vulnérabilité. Les tragédies familiales, comme la perte de ses enfants, sont mises en avant, révélant une reine en deuil mais toujours résiliente. Son amour pour Charles VIII, bien que teinté d’obligations politiques, est aussi présenté avec une grande sensibilité, soulignant les tensions entre le devoir et les sentiments personnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour d’Anne gravite une galerie de personnages qui renforcent la densité narrative de la pièce. Des figures comme Louis XII, son second époux, ou encore ses conseillers et les nobles de la cour, viennent compléter le tableau de cette fresque politique où chaque alliance, chaque trahison pèse lourd sur l’avenir du royaume. La pièce illustre bien les luttes d’influence au sein de la cour royale, avec en toile de fond la question toujours brûlante de l’indépendance de la Bretagne​.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre grandeur et tragédie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en scène de Nanoq Atuinnaq ne se contente pas de retracer l’histoire de la Bretagne et de la France. Elle interroge la place des femmes dans les sphères de pouvoir et la manière dont celles-ci doivent souvent composer avec des contraintes politiques qui les dépassent. Anne est présentée comme une femme forte, mais également comme une victime des ambitions des hommes qui l’entourent. Ce mélange de force et de fragilité fait d&rsquo;elle un personnage profondément moderne, malgré la distance historique​.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’aspect tragique de la pièce est renforcé par les jeux d’alliance entre les personnages. Charles VIII, malgré son rôle central dans l’unification de la France et de la Bretagne, est présenté comme un roi tiraillé entre ses ambitions et ses responsabilités familiales. Louis XII, quant à lui, apparaît comme un homme pris dans les contradictions de ses désirs et de ses devoirs. Ces dynamiques complexes, habilement écrites et jouées, confèrent à la pièce une profondeur émotionnelle qui dépasse le simple récit historique​.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un hommage théâtral à une grande reine</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Anne de Bretagne</em> de Nanoq Atuinnaq est bien plus qu’une reconstitution historique. C’est un véritable hommage à une femme hors du commun, dont la vie a marqué à jamais l’Histoire de France et de Bretagne. Par une écriture subtile et des personnages nuancés, cette pièce plonge le spectateur dans les méandres du pouvoir, tout en mettant en lumière les dilemmes humains auxquels Anne a été confrontée tout au long de son existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux qui s’intéressent à l’histoire, à la politique ou aux grandes figures féminines ne pourront qu’être captivés par cette œuvre théâtrale. En revisitant la vie d&rsquo;Anne de Bretagne, Nanoq Atuinnaq nous rappelle que derrière les grands événements historiques se cachent toujours des drames personnels d&rsquo;une grande intensité. Une pièce à lire absolument pour comprendre les enjeux d’une époque, mais aussi pour s’émouvoir devant le destin d’une femme exceptionnelle​.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Commander le livre&nbsp;:</strong> <a href="https://www.lysbleueditions.com/produit/anne-de-bretagne-partie-i/">https://www.lysbleueditions.com/produit/anne-de-bretagne-partie-i/</a>&nbsp;</p>
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		<title>Les Telluriques ou l’éclectisme poétique de William Maurer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Solène W.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 07:46:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Professeur agrégé de Lettres Modernes ainsi qu’en Musique, compositeur, claveciniste, comédien et également écrivain, William Maurer aime croiser les approches&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://slash.fr/2024/les-telluriques-ou-leclectisme-poetique-de-william-maurer/">Les Telluriques ou l’éclectisme poétique de William Maurer</a> est apparu en premier sur <a href="https://slash.fr">Slash magazine</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Professeur agrégé de Lettres Modernes ainsi qu’en Musique, compositeur, claveciniste, comédien et également écrivain, William Maurer aime croiser les approches artistiques par souci d’authenticité et débrider les carcans littéraires. À travers son premier ouvrage, </strong><strong><em>Les Telluriques ou les dialogues du soufre et de l’éther </em></strong><strong>(Le Lys Bleu, 2024), il érige un recueil de poèmes aux thématiques aussi diverses que la vulgarité quotidienne de situations d’une banalité sans fard. Sa plume y alterne entre vers et prose au ton parfois cabossé sinon irrévérencieux. Nous avons contacté l’auteur afin d’en savoir davantage sur son initiative et ses projets futurs.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Débutons par votre parcours littéraire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai commencé à écrire à l’âge de 12 ans, au collège, lorsque j’ai découvert la littérature. Mon premier texte, d’une page, s’intitulait « science et philosophie ». J’ai d’abord été pris de passion par Molière avec <em>Les fourberies de Scapin. </em>J’ai poursuivi l’écriture jusqu’au lycée, puis je l’ai laissée de côté pendant près de dix ans, à l’âge de 19 ans, avant de reprendre en 2019 avec « Les cochons » qu’on retrouve dans <em>Les Telluriques</em>. Suite à l’obtention de l’agrégation en Lettres modernes, je m’y suis remis. Je rentrais dans la vie active, mon temps se libérait et je rencontrais des situations qui à mon sens méritaient qu’on leur accorde une page ou un chapitre. Je souhaitais les transcrire et comme je suis passionné par les différents styles littéraires, j’ai pensé écrire un livre avec une certaine diversité stylistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment les différentes traditions poétiques que vous mentionnez dans votre ouvrage ont-elles façonné votre propre approche poétique ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’apprécie grandement le syncrétisme des différents styles et traditions. Par une curiosité naturelle, j’aimais me tourner vers des poétiques et des styles qui, a priori, n’étaient pas tellement en adéquation avec ce que je lisais à ce moment-là. J’ai ainsi commencé à développer un certain goût pour les poésies classiques – plutôt XVI<sup>ème</sup> et XVII<sup>ème</sup> siècle –, puis je me suis tourné vers les poétiques plus modernes et contemporaines. Je cherchais justement à élaborer une poésie qui se distingue des traditions, non pas tant en s’en écartant totalement qu’en mêlant ces différentes approches. Mon ouvrage<em> </em>reflète cette initiative qui vise à essayer d’élaborer un langage poétique qui me soit davantage propre, avec un style particulier et singulier où l’on verrait par exemple des esthétiques proches de Claudel mélangées à celles de Bonnefoy.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Où trouvez-vous l’inspiration ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les livres principalement et aussi en partie dans les expériences de ma vie personnelle. Je peux prendre des notes par ordinateur ou manuscrites, ou bien faire des recherches si j’estime cela nécessaire avant de me mettre à l’écriture. En ce qui concerne mes habitudes de travail, je reste à mon bureau, je lis et me cultive sur les sujets que j’aborde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avez-vous des rituels d’écriture ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de m’y mettre, je commence toujours par lire soit un extrait rédigé la veille ou bien un livre que je choisis au hasard dans ma bibliothèque. À part cela, je n’ai pas vraiment de rituels si ce n’est que j’aime bien écrire à mon bureau. C’est un espace qui m’est cher puisque j’y ai mon clavier, mes partitions, ma bibliothèque et mon ordinateur. Il s’agit du lieu dédié où je me sens véritablement en lien avec l’écriture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans votre avant-propos vous évoquez un « parti-pris ontologique anti-platonicien ». Pourriez-vous expliquer davantage ce que cela signifie pour vous dans le contexte de votre écriture ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je voulais m’éloigner d’une poésie de type platonicienne qui fait la part belle aux idées, qui glorifie un peu l’élévation et aussi une poésie un peu éthérée, une poésie du silence. Il s’agissait donc dans ma poésie de réintroduire un peu l’aspect sensible, le caractère éphémère et périssable des choses et surtout les détails de la vie quotidienne dans tout ce qu’ils peuvent avoir de contradictoire, de pluriel mais aussi de chaotique et d’aléatoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Concrètement, qu’est-ce qui différencie vos poèmes en prose de nouvelles ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intrigue a une part très infime, il s’agit plutôt d’anecdotes ou de l&rsquo;étude de caractères. Ce qui prime aussi dans mes poèmes en prose est, je pense, l’attention accordée davantage à la forme qu’au fond. Par exemple, dans le chapitre intitulé « Tyrannie du désir anomique ou Des achats compulsifs », il s’agit seulement d’un homme qui se rend dans un magasin où tout est à deux euros et qui se demande s’il va acheter cet objet ou non. Donc, en soit, il n’y a pas véritablement d’intrigue et le fond ne dégage aucun intérêt propre. Ce qui m’intéresse dans les poèmes en prose c’est la façon dont la littérature peut s’emparer d’un sujet qui, a priori, n’a pas beaucoup de dignité pour en faire quelque chose d’intéressant sur le plan poétique et qui mène également à la réflexion sur un plan davantage philosophique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En tant que compositeur et claveciniste, comment la musique influence-t-elle votre écriture et vice versa ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne ma façon d’écrire, j’ai tendance à penser que lorsque j’écris j’ai plutôt l’impression de composer pour un instrument polyphonique qu’est la langue française. Je considère les mots comme des notes et la littérature comme une forme de musique. Lorsque j’écris, j’entends surtout des voix, celles des personnages comme les voix des instruments à travers une grande polyphonie. Lors des corrections, l’essentiel consiste à être au plus près possible de l’authenticité de ces voix que j’entends selon les personnages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le sens inverse, la littérature influe sur mon travail de compositeur dans la mesure où j’ai une approche assez rhétorique de la musique. Pour moi, la musique est un discours : il y a une introduction, un développement et une conclusion. On ne peut pas intervertir les parties et je crois que d’une certaine façon cette part littéraire et rhétorique que je pratique influe éminemment sur l’organisation des différentes parties au sein de ma musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Que pensez-vous de la phrase attribuée à Jean Cocteau : « Le virtuose ne sert pas la musique, il s’en sert » ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’aurais tendance à être assez d’accord puisque le virtuose se sert en général de la musique comme d’un prétexte pour briller. Je pense véritablement qu’un musicien, tout comme un compositeur ou un claveciniste, doit plutôt être au service de la musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À quel lectorat se destine votre ouvrage et quel impact espérez-vous avoir sur les lecteurs ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense que mon livre se destine plutôt à un lectorat qui est un peu familier avec la littérature, notamment la littérature contemporaine et peut-être aussi curieux de lire des styles différents dans un même ouvrage. Il pourrait également convenir à ceux qui seraient curieux de lire autre chose que ce que l’on peut trouver parfois dans la littérature contemporaine qui est surtout marquée de nos jours parce que j’appelle l’écriture blanche : une écriture peu littéraire où l’oralité et le langage parlé ont une part de plus en plus grandissante. J’ai écrit ce livre, d’une certaine manière, en réponse à cette prégnance de la littérature blanche et de l’oralité dans la littérature contemporaine pour essayer de faire naître une autre voie dans la poésie et tenter de remettre sur la scène certaines richesses de la langue français qui ont tendance à être un peu écartées ou marginalisées. Cela se retrouve notamment dans l’emploi de mots rares ou du subjonctif plus que parfait. Il s’agissait de redonner un peu à la langue française toute sa richesse, toutes ses potentialités à travers l’usage des différents styles qu’elle permet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pensez-vous que la poésie a un rôle à jouer dans les questions sociales ou politiques contemporaines ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense que la poésie peut avoir un rôle à jouer si justement elle est du côté non pas de la transgression mais de la subversion puisque pour moi les deux termes ne sont pas véritablement synonymes. Une poésie qui se caractérise par une grande prégnance de l’oralité, du langage parlé, des tournures qui peuvent être assez âpres et agressives, j’aurais plutôt tendance à la situer du côté de la transgression. Celle qui est plutôt du côté de la subversion aurait peut-être plus de poids dans les questions sociales, sociétales, politiques puisque cela amène à penser les choses autrement et non plus de cette façon un peu manichéenne de l’ordre et du désordre. À mon sens, c’est sur ce plan-là que la poésie peut avoir un rôle à jouer dans l’éveil des consciences.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vos textes sont parfois assez subversifs, crus, faut-il être dérangeant, irrévérencieux pour élaborer un texte percutant ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Honnêtement, je ne le pense pas. Je fais quand même une distinction assez nette entre le livre et l’auteur, le littéraire et le biographique, ainsi qu’entre l’auteur et son personnage. Dans ces textes crus et irrévérencieux ce n’est pas tant l’auteur qui parle que l’un de ses personnages – notamment Emmanuelle. Si elle s’exprime de cette façon, c’est parce que lorsque j’ai écrit ces textes, pour moi, Emmanuelle, le personnage tel que je le pensais, ne pouvait s’exprimer autrement. Lorsque j’écris et que j’entends la voix de mes personnages, leur personnalité et leurs pensées sont indissociables de la façon dont ils s’expriment. D’où, peut-être, la diversité et la pluralité des styles qui sont présents dans mon livre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ne craignez-vous pas la cancel culture avec cette dimension subversive ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai certaines craintes à l’égard de la cancel culture puisque pour moi les arts et la culture doivent bénéficier intrinsèquement d’une forme de liberté qui va au-delà de censures esthétique, éthique ou morale. Lorsque j’écris, je n’ai pas souci de la cancel culture ou de la réception morale et des polémiques que cela peut engendrer. J’estime que c’est une des rares prérogatives de l’art que de pouvoir se soustraire à ces préoccupations et ces polémiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels conseils donneriez-vous à un auteur en herbe ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon premier conseil serait de lire le plus possible et surtout ce que l’on ne lirait pas naturellement. C’est-à-dire, de lire des genres et des livres vers lesquels notre goût ne nous porterait pas a priori. Autant, il est très important de savoir ce que l’on aime en termes d’écriture, ce que l’on veut faire mais il me semble tout aussi important de savoir ce que l’on ne veut pas faire, le type d’écrit avec lequel on n’est pas à l’aise et de pouvoir se positionner dans les champs possibles de la littérature. Lorsqu’on lit un livre, il convient de se dire que « telle phrase ou telle situation me parle, je l’aime beaucoup » mais également « telle autre situation, tel autre style ne me parle pas, je l’aime moins » et de s’interroger sur le pourquoi de ces différences pour essayer de se frayer un chemin pour atteindre son propre style. En ce qui me concerne, je pense aussi que la littérature, tout comme les arts en général, doit se concevoir, certes par inspiration, mais surtout grâce au résultat d’un travail artisanal, un travail d’orfèvre où il s’agit de ciseler chaque texte avec une démarche consciente, patiente, et surtout persévérer pour être au plus près de ce que l’on veut dire et ressentir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Combien de temps vous a pris l’écriture de cet ouvrage ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai commencé le premier texte en 2019 et je l’ai terminé début 2024, sachant qu’il y a quand même eu de longues périodes durant lesquelles je n’ai pas écrit. La rédaction de ce livre est assez particulière parce que lorsque je l’ai débuté j’avais l’obsession d’un seul ouvrage. Je pensais notamment aux <em>Caractères </em>de La Bruyère ou aux <em>Essais </em>de Montaigne. Mon but était vraiment d’écrire un seul livre où j’aurais pu tout y mettre. Au départ, mon projet littéraire s’intitulait « L’absent ». Le deuxième livre publié, <em>Le monde de Gigi</em>, était une histoire qui y était intégrée. Puis, je me suis rendu compte que ce n’était pas pertinent parce que je serais arrivé avec un livre beaucoup trop volumineux et le fait qu’il y ait autant d’histoires, autant de formes différentes, desservait le propos. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de sortir plusieurs livres. Cela a été un travail assez long qui a requis de nombreuses reprises et corrections puisqu&rsquo;initialement seuls les poèmes en vers devaient y figurer. Puis, j’ai inclus les poèmes en prose, certains textes ont été retirés, d’autres ajoutés. C’était plus un travail de composition et de recomposition avec des couches successives plutôt qu’un travail d’écriture et de réécriture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels sont vos prochains projets littéraires et artistiques ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le moment j’ai sorti trois livres : <em>Les Telluriques, Le monde de Gigi </em>et son adaptation théâtrale. Il y a parmi mes projets littéraires <em>Le monde de Gigi 2</em>, la suite du conte, quelques romans et pièces de théâtres – comédie, tragédie et drame. En termes de poésie, je prévois un nouveau recueil, très différent des <em>Telluriques </em>où, là, il s’agira véritablement d’aller dans le paroxysme de l’ésotérique et de la voie un peu tracée par Mallarmé et les poètes du XX<sup>ème</sup> siècle. Dans ce projet il s’agit d’écrire tout en s’interdisant des expressions qui seraient un peu trop simples, téléphonées. Je souhaite essayer d’éviter certains automatismes d’écriture afin d’expérimenter une poésie plus fraîche et nouvelle que ce que les traditions ont pu nous léguer. Au sein de mes projets littéraires, il s’agit toujours d’une question d’expérimentation et de défi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hormis ces projets littéraires, pour les <em>Telluriques</em>, avec une amie comédienne, Laëtitia Boyault, nous avons extrait quelques chapitres, notamment les poèmes en prose afin de les interpréter en chanson. Avec cette matière nous avons conçu un spectacle intitulé « Zone de turbulences pour voix et clavecin ». Je suis au clavecin, Laëtitia Boyault au chant dans ce duo. Actuellement, nous recherchons des dates et des salles de spectacles pour nous produire. Il s’agit de chansons originales créées à partir des textes des <em>Telluriques</em>,<em> </em>qui conservent globalement et généralement le style du texte, le caractère assez épicé, satirique et irrévérencieux qui marque le recueil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Michel-Angelo FÉDIDA</p>
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		<title>Marie-Emmanuelle Kervénoël se libère de ses tourments dans un livre poignant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Solène W.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Oct 2024 06:07:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du désespoir au salut, alors qu’elle traversait une période extrêmement sombre de sa vie, Marie-Emmanuelle Kervénoël confie ses échanges éloquents&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du désespoir au salut, alors qu’elle traversait une période extrêmement sombre de sa vie, Marie-Emmanuelle Kervénoël confie ses échanges éloquents avec SOS Amitié dans </strong><strong><em>Correspondance</em></strong><strong>. Ouvrage épistolaire bouleversant, il rend espoir dans le genre humain en prouvant que le mal-être, aussi profond soit-il, peut toujours se résorber grâce à l’écoute sincère de personnes bienveillantes. Rencontre avec l’auteure.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pouvez-vous revenir sur votre parcours professionnel, littéraire et ce qui vous a conduit à écrire ce livre ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon parcours professionnel est un peu atypique. J’ai passé un bac de Lettres et philosophie, puis je souhaitais m’orienter vers une prépa hypokhâgne et khâgne mais ma mère – qui était malheureusement folle –, m’en a empêchée pour me forcer à obtenir une licence d’anglais littéraire. Trouver du travail m’était alors compliqué. J’ai été contrainte de suivre une année d’étude supplémentaire pour obtenir un diplôme de traductrice-interprète technique et commerciale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai commencé à écrire à l’âge de 14 ans, en 1974, car contrairement aux adolescentes de mon âge je me passionnais pour les livres de psychologie et de pédagogie. J’en réalisais des commentaires dont je discutais ensuite avec ma mère. Personne n’était littéraire dans ma famille d’adoption, par conséquent je n’ai jamais été encouragée à persévérer dans cette voie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au départ, je ne savais pas que j’allais publier les textes de <em>Correspondance</em>. J’ai fait ma première dépression en 1992, un an après mon mariage. En 2010 et en 2017, j’avais déjà commencé à écrire ponctuellement à SOS Amitié. En 2018, suite à une tentative de suicide qui m’a plongée dans sept jours de coma, je me suis décidée à les solliciter à nouveau car je ne savais plus vraiment vers qui me tourner. J’ai correspondu quatre mois avec l’association. En 2020, j’ai décidé de compiler ces échanges sous la forme d’un livre parce que, même si vous êtes entourés de personnes très compatissantes, à l’écoute, celles et ceux qui ne sont pas passés par là ne peuvent comprendre ce que vous vivez. Par conséquent, l’association SOS Amitié – qui est malheureusement très peu connue – sait quoi répondre aux appels téléphoniques et messages qui leur sont envoyés. J’ai pensé que les personnes qui se retrouvaient dans la même situation que moi pourraient peut-être trouver une solution à leur problème avec mon ouvrage.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment vos échanges avec SOS Amitié ont-ils apaisé votre mal-être ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début, j’avais beaucoup de mal à me confier à mon psychiatre parce qu’il était très froid mais au fil du temps j’ai réussi à l’apprivoiser et à me laisser aller. Il m’a suivi pendant plus de vingt ans. Il y a cependant des personnes qui ont du mal à se confier à un professionnel de médecine, qui se livreront plus facilement à des amis ou bien à une association comme SOS Amitié qui ne porte aucun jugement. L’échange est anonyme et puisqu’il se déroule par téléphone ou par écrit, la démarche est peut-être un petit peu moins intimidante comme il ne s’agit pas de face à face.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon psychiatre était un peu de l’ancienne école et ce qu’on leur apprenait à l’époque était de ne surtout pas intervenir et de laisser le patient s’exprimer. Quand vous arrivez avec une dépression profonde et que personne ne vous tend une perche pour vous aider c’est très dur. J’ai vécu de nombreux mois durant lesquels dès que je ressortais de la séance j’étais encore plus mal qu’à l’arrivée, souvent jusqu’à la nausée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SOS Amitié n&rsquo;a cependant pas vocation à guérir mais peut empêcher, si c’est possible, le passage à l’acte et remonter un peu les individus dont le moral se trouve très bas. Mais ceci dit, cette aide doit quand même être conjuguée avec un traitement psychiatrique, psychothérapeutique ou un autre type d’accompagnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vos messages ont une forme éminemment littéraire, écrire vous a-t-il permis de mettre des mots sur vos maux ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, l’écriture a été très longtemps pour moi un exutoire. Elle m’empêchait quelque part de sombrer totalement dans la folie. Je vivais une dépression tellement grave que je n’ai pas eu que des traitements psychiatriques. J’ai reçu également des sismothérapies qui sont des électrochocs. Ce sont des interventions très violentes. L’écriture m’a permis de me soulager de tout ce qui me faisait souffrir et me maintenait la tête hors de l’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avez-vous réalisé un travail de réécriture sur vos messages ou ceux de SOS Amitié pour votre ouvrage ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Non, dans la première version j’avais laissé le mot de la conclusion à SOS Amitié mais j’ai finalement décidé de conclure moi-même dans celle que j’ai remise à mon éditeur. À part cela, les seules choses que j’ai ajoutées sont les notes explicatives, notamment quant au jargon médical.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avez-vous contacté SOS Amitié pour les informer que vous comptiez publier vos échanges ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Non, par contre j’ai proposé à mon éditeur de leur envoyer un exemplaire pour qu’ils constatent comment l’une de leurs protégées s’en est sortie. Comme en octobre et novembre 2024, quatre autres de mes livres seront publiés, mon éditeur m’a proposé qu’on leur offre plutôt le coffret de la collection.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre ouvrage se distingue par sa transparence. Avez-vous rencontré des défis particuliers pour maintenir cette honnêteté tout en prenant soin de votre propre bien-être mental pendant la compilation de ces messages ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Non, je suis désormais complètement sortie de cette phase terrible. Je me suis dit que j’avais vécu quelque chose de très difficile avec le recul et que j’ai eu de la chance de m’en sortir. Je ne vois plus aucun psychiatre et ne suis plus médicamentée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À quel lectorat se destine </strong><strong><em>Correspondance </em></strong><strong>?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense qu’on ne peut pas le proposer à des lecteurs trop jeunes. Il est sûrement trop difficile pour les adolescents mais je dirai qu’on peut le lire vers l’âge de 18-19 ans. Les personnes qui souffrent de pathologies similaires peuvent peut-être se retrouver dans mes écrits. J’ai partagé mon livre à quelques personnes dont une qui se trouve dans une dépression plus légère que celle que j’ai traversée. J’avais un peu peur de l’enfoncer davantage dans sa dépression, on ne peut pas prévoir la réaction de chacun. Lorsqu’il l’a fini, il m’a confié que cette lecture lui a procuré de l’espoir. Il s’est dit que si une personne qui – pour utiliser une image – était au fond de la piscine arrivait à s’en sortir, alors lui aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce livre peut également se destiner aux étudiants en psychologie ou psychiatrie. Je l’ai fait lire à mon médecin dont j’étais la patiente depuis 1996 et qui est parti à la retraite fin 2021. Il a découvert des choses sur moi qui lui étaient jusqu’à présent inconnues. On ne peut pas tout dire lors des séances. Il m’a également confié que cela lui donnait peut-être un autre regard sur la psychiatrie. Il était étonné que j’arrive à mettre des mots si précis sur mes souffrances, très peu de gens y parviennent. Il savait que j’écrivais très bien puisque j’avais l’habitude de lui remettre mes récits légers de l’époque dans lesquels je contais les escapades que j’entreprenais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi avoir décidé de ce format pour votre ouvrage et non pas l’avoir transformé en roman par exemple ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne suis pas une romancière, je ne sais qu’écrire sur mon vécu. Je suis incapable d’inventer une belle histoire. Je sais écrire des choses très profondes, très légères également, mais je ne sais pas écrire un roman.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels conseils donneriez-vous à quelqu&rsquo;un qui pourrait se retrouver dans une situation similaire à la vôtre, en termes de recherche d&rsquo;aide ou de gestion de sa propre souffrance ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">S’il ne sait plus vers qui se tourner, je lui conseillerais de s’orienter vers SOS Amitié. Ensuite, s’il s’agit d’une personne qui n’est pas encore prise en charge d’un point de vue médical, il peut peut-être trouver de l’aide auprès d’un psychothérapeute selon la gravité de son état. Par contre, s’il se trouve dans un état aussi grave que celui que j’ai vécu, c’est plutôt de l’ordre d’un psychiatre parce que malheureusement les médicaments se révèlent parfois nécessaires dans ces cas-là.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Justement, vous semblez douter du traitement psychopharmacologique et de l’accompagnement médical reçu. Considérez-vous qu’il était adapté ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par moment, je me disais que les médicaments que mon psychiatre me prescrivait ne me convenaient plus en raison de l&rsquo;accoutumance qui est terrible. J’avais beau lui expliquer que tel antidépresseur ne m’apaisait pas, il continuait à me le prescrire. Je pense effectivement que le traitement était inadapté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous évoquez beaucoup votre foi dans vos messages à SOS Amitié. A-t-elle influé sur votre confiance en la psychiatrie ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne sais pas. C’est vrai que ma foi m’a beaucoup aidé même si j’ai vécu des moments très difficiles. Je pense que si je n’avais pas eu la foi, j’aurais peut-être sombré encore plus, alors que je me trouvais déjà au plus bas. La foi demeure toujours très importante dans ma vie mais c’est une affaire tellement intime et personnelle. Je n’ai jamais cherché à convertir qui que ce soit. Je suis issue d’un milieu anticlérical mais je me suis convertie sciemment à l’âge de 33 ans. Lorsque j’étais en dépression j’ai entendu une petite voix qui m’intimait de me faire baptiser. J’ai alors commencé un parcours catéchuménal. Au bout de deux ans on m’a baptisé. Un an après, j’ai demandé à être confirmée dans ma foi et ensuite j’ai régulièrement suivi des retraites spirituelles. Mon mari m’interdisait de me rendre à l’église. En dehors des hagiographies et des livres très spirituels que je lisais, ces retraites m’ont beaucoup apporté à travers les échanges, notamment avec les contemplatifs. J’ai également réalisé un pèlerinage à Lourdes mais en général je me retire dans les monastères.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre livre semble ouvrir un dialogue sur la manière dont les troubles mentaux sont perçus dans notre société. Quels changements espérez-vous constater dans le discours public ou professionnel sur ces sujets à la suite de la publication de votre ouvrage ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que j’espère voir, parce que malheureusement ce n’est pas tout à fait le cas aujourd’hui, c’est qu’on arrête de considérer comme fou quelqu’un qui souffre de dépression. C’est terrible qu’au XXI<sup>ème</sup> siècle on considère encore comme folle des personnes qui souffrent, qui consultent un psychiatre ou qui à un moment donné de leur vie se retrouvent en hospitalisation psychiatrique. Ces gens sont généralement sains d’esprit malgré tout. Malheureusement, il y a encore aujourd’hui beaucoup de gens qui s’imaginent que lorsqu’on effectue un séjour en hôpital psychiatrique c’est qu’on est fou. J’aimerais tellement que ces a priori disparaissent. Du temps de Camille Claudel, dès qu’une personne était un peu atypique ou bizarre on la catégorisait comme folle parce qu’on n’avait pas une connaissance de la psychiatrie aussi développée qu’aujourd’hui. Avec l’avancée extraordinaire de la médecine, la découverte de pathologies en psychiatrie, il est déplorable de constater que ces préjugés persistent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avez-vous des projets littéraires pour la suite ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon éditeur est en train de mettre en page <em>Volupté et tristesse : à la croisée de deux mondes</em>, mon prochain livre à paraître courant octobre. C’est un mélange de récits légers ou je décris quelques escapades. Ensuite, il y a des chapitres un peu plus profonds où je mets mon âme à nue. Il y a un chapitre consacré à l’une de mes hospitalisations en milieu psychiatrique. J’ai demandé à mon éditeur si je devais le laisser dans mon livre. Il m’a répondu qu’il fallait absolument le conserver car il y a très peu de témoignages d’hospitalisation psychiatrique qui sont publiés. Comme il s’agit d’un monde très fermé, je raconte une expérience personnelle certes mais aussi des situations qui se déroulent autour de moi avec d’autres malades.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis en train de retravailler quelques livres qui vont, si tout se passe bien, être publiés entre octobre et novembre. Je partirai ensuite sur quelque chose de plus léger avec deux tomes sur des visites dans les châteaux de la Loire. Le dernier ouvrage que j’ai écrit s’intitule <em>Fragment de vie</em> et il s’agit presque uniquement d’escapades en France hormis un chapitre en Belgique. Quand je voyage, je prends sans cesse des notes sur mon petit carnet. C’est une grande grâce pour moi d’avoir trouvé un éditeur. Le monde de l’édition est extrêmement cloisonné. Ce qui m’arrive, à l’âge de 63 ans, est extraordinaire. Une nouvelle vie s’ouvre à moi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Autrice : Marie-Emmanuelle Kervénoël</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>ISBN : 978-2-492375-45-3</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>184 pages</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les Editions des Auteurs des Livres</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Site de l’autrice : www.marieemmanuelle-kervenoel.fr</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Michel-Angelo</p>
<p>L’article <a href="https://slash.fr/2024/marie-emmanuelle-kervenoel-se-libere-de-ses-tourments-dans-un-livre-poignant/">Marie-Emmanuelle Kervénoël se libère de ses tourments dans un livre poignant</a> est apparu en premier sur <a href="https://slash.fr">Slash magazine</a>.</p>
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